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Les petits potins d’Agathe Lécarlate

Agathe Lécarlate se présente…

Salut les internautes ! Je me présente : Lécarlate, de mon prénom : Agathe, née à Berchem voici… hou la la… très longtemps ! Mais je ne vous dirai pas mon âge : d’ailleurs, on ne demande pas aux dames l’âge qu’elles ont, n’est-ce pas ?

Mon père, Jef Lécarlate, était cultivateur à la rue du Broeck : une toute petite ferme, aujourd’hui disparue, qui nourrissait à peine la famille. Mais il travaillait aussi, deux jours par semaine, comme ouvrier dans un petit atelier. Jef avait dur avec ses deux enfants : Maria, ma maman, était morte en couche, à la naissance de mon petit frère et papa était seul pour nous élever.

Jef Lécarlate était un rouge : souvent, le dimanche, il nous emmenait à la Maison du Peuple, au centre de Bruxelles : un bâtiment étrange, qu’un certain Horta avait construit pour les socialistes, enfin, le P.O.B. comme on disait en ce temps-là…

C’est là que j’ai appris ce que signifiait solidarité et fraternité : à dix-sept ans, j’ai été travailler comme ouvrière… et je suis devenue socialiste ! Je le suis toujours !

Pensionnée de longue date, j’ai tout mon temps pour glaner les derniers potins de la commune. Oui, oui, je suis curieuse et bavarde ! Et avec moi, vous apprendrez plein de choses que d’autres voudraient garder pour eux ! Revenez vite… pour lire mes potins !

Au cimetière, quand tu prends de l’eau, ça éclabousse sur tes pieds !

Quand je vais sur la tombe de mon papa, Jef Lécarlate, au cimetière de Berchem, j’apprécie le nombre de points d’eau à disposition et les bidons qu’on y trouve. Dommage que les robinets soient placés si haut : tu poses ton bidon, tu ouvres le robinet et tu as les pieds trempés !

Foi d’Agathe, il suffirait d’un petit tuyau flexible pour remplir les bidons sans gaspiller l’eau inutilement : je crois que je vais demander à Pol Vanderbeke d’interpeller l’échevin des travaux à ce sujet, question que la commune vote cette douloureuse dépense de quelque vingt euros, pour acheter les 2 ou 3 mètres de tuyau flexible nécessaires. D’accord, c’est un détail, ce que je raconte, mais c’est parfois avec un peu de bonne volonté et de petits investissements qu’on facilite la vie des citoyens…

Agathe – 17.06.2005

Le service de l'urbanisme est-il distrait ou laxiste ?

Une copine habite au rez d’un immeuble de l’avenue du Roi Albert. Son petit studio, spécialement aménagé en raison de son handicap, a remplacé le garage de l’immeuble. Pour cela, les propriétaires ont dû aussi, sur exigence des autorités communales de Berchem, casser les bétons devant le garage, amener des terres et aménager un jardin et reconstruire des murets : ça leur a donc coûté des sous !

Mais allez comprendre : l’immeuble situé de l’autre côté de l’avenue a lui aussi connu une transformation similaire : le garage est devenu une pièce à vivre. Pourtant, pas d’aménagement de jardinet en lieu et place de la rampe d’accès, laquelle sert toujours, à l’occasion, à y garer un véhicule. C’est ce que ma copine et moi nous appelons deux poids, deux mesures ! A se demander si le service communal de l’urbanisme veille à ce que tous les travaux de transformation fassent bien l’objet d’une demande de permis de bâtir ou si la politique urbanistique de nos élus est anarchique, imposant des travaux coûteux à certains citoyens et pas à d’autres !

Agathe – 17.06.2005

Quelques pots de peinture et le stationnement s'améliorerait

Bon dieu qu’il est parfois difficile de trouver à se garer sur les avenues et chaussées de Berchem-Sainte-Agathe ! Evidemment, moi, Agathe Lécarlate, ne suis plus directement concernée : à mon âge, on ne conduit plus de voiture, on se laisse conduire ! Ca n’empêche pas de réfléchir : voici de longs mois, le Parti socialiste proposait, dans un article du Berchem News, qu’on fasse le lourd investissement de quelques pots de peinture blanche pour que nos ouvriers communaux puissent délimiter des emplacements de stationnement sur la chaussée de Gand, l’Avenue du Roi Albert et quelques autres artères berchemoises.
Car, vous l’avez constaté comme moi : en l’absence de marques au sol délimitant les emplacements de stationnement, chacun se gare comme bon lui semble. En fin de compte, cinq véhicules peuvent occuper l’espace nécessaire à en stationner huit. De même, les emplacements de stationnement correctement définis, ça éviterait que certains automobilistes sans scrupules ne se garent en deçà des distances raisonnables et légales pour permettre aux propriétaires de garage d’entrer et sortir sans difficulté et sans risque.
Au PS de Berchem, nous sommes des gens de bon sens : pour nous, délimiter des emplacements de stationnement par quelques traits de peinture est une mesure simple et peu onéreuse qui faciliterait la vie de chacun et éviterait des tensions stériles entre voisins et autres usagers de la voirie. Il ne faut même pas payer un bureau d’études pour y réfléchir, ni introduire de lourds dossiers vers la Région en vue de subventions. D’autant que les pots de peinture blanche sont souvent en promo dans les magasins de bricolage.

Agathe 17.06.2005

C'est un échaffaudage oublié ou une sculpture moderne ?

J’ai été à notre Centre culturel francophone, le Fourquet, voici quelques jours. C’est magnifique d’avoir pensé à transformer cette ancienne brasserie en un lieu culturel pour les francophones, d’autant que son jumeau néerlandophone est tout proche.

Mais pourquoi donc ces échafaudages autour de murs dont l’intérêt archéologique ou architectural est pour le moins douteux ? On attend des sous ? Mais pour faire quoi ? On ne va quand même pas reconstruire tous les ateliers ?

Si l’échevin de la culture était socialiste, je lui suggérerais de ne conserver que les murs les plus solides et d’aménager l’espace intérieur en un jardin d’agrément, avec un petit théâtre de verdure. Ou quelque chose du genre : propre, sympa, accueillant et ne constituant pas un gouffre financier.

Question impertinente : ces échafaudages n’appartiennent pas à la commune, à lire l’écriteau dont ils sont affublés et qui mentionne la société propriétaire. Mon petit-fils, qui travaille dans le bâtiment, me disait que la location d’échafaudages coûtait très cher… Alors, depuis qu’ils sont là, combien d’euros puisés dans la trésorerie communale la firme propriétaire de ces vilains échafaudages a-t-elle encaissés ? Est-ce donc là une dépense judicieuse ?

Agathe – 17.06.2005
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